Et si je parlais turc?

Désormais résidente à Istanbul, il est l’heure pour moi de me replonger dans des cours de langue turque.

Je dis replonger car je me suis déjà prêtée à cette gymnastique intellectuelle pendant deux ans, il a de cela quelques mois, juste avant mon départ pour le Qatar, fin 2017.

Il va de soi que peu de personnes se réveillent un matin avec l’envie d’apprendre le turc, surtout lorsque comme moi, elles n’ont ni ascendance turque, ni conjoint/e turc/que.

Pour moi, tout a commencé le 11 mai 2014.

J’ai atterri à Istanbul aux alentours des 10h du matin.

J’avais toujours entendu beaucoup de bien de cette ville mais ce jour-là, j’étais là uniquement parce que je n’avais pas réussi à trouver de vol direct pour mon séjour à Tel-Aviv.

J’avais donc choisi d’optimiser au maximum la correspondance en passant quelques jours en Turquie avant de redécoller pour le Moyen-Orient.

Les 5 jours qui ont suivi mon arrivée ont été un véritable coup de coeur.

J’ai adoré l’architecture ottomane des immeubles qui m’a transportée hors du temps. J’ai aimé ces petites rues dans lesquelles je me suis perdues pendant des heures et où le mélange de petits cafés traditionnels aux tenues extravagantes des passants m’avait donné l’impression d’être dans une sorte de nulle-part entre l’Orient et l’Occident.

Il y avait aussi cette odeur… Istanbul sent Istanbul.

Il y a une véritable mémoire olfactive de la ville, bercée d’embruns culinaires et ventilée par le Bosphore.

Alors sur le point de partir un an au Brésil pour un projet académique, je ne pensais désormais qu’à poser définitivement mes valises à Istanbul. Mon quotidien en Amérique Latine a été perpétuellement ponctué d’instants où je pensais à cette ville

Dès mon retour à Paris, l’une des premières choses que j’ai faite a donc été de m’inscrire à des cours de turc. L’un des gros avantages de notre capitale est qu’elle permet de satisfaire toutes les formes de curiosité.

Cette expérience a été un véritable challenge linguistique pour moi qui suis pourtant plutôt à l’aise avec les langues. Au delà d’une grammaire qui, bien que très logique, devient rapidement ardue, la langue turque implique d’apprendre à penser la langue différemment. Elle reflète une simplicité de vivre et le fonctionnement au bon sens de son peuple.

Cette fois en immersion totale, je m’apprête donc à me replonger dans ce monde d’harmonies vocaliques et de suffixes qui ne manqueront certainement pas de me pousser hors de ma zone de confort.

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